« La première leçon que l’étudiant reçoit lorsqu’il se destine à soigner ses contemporains est, paradoxalement, celle d’une sévère brimade physique.Pour réussir l’épreuve, il faut subir la douleur d’un travail au bureau sans répit, la surcharge d’une activité intellectuelle unique, la privation de sommeil, l’alimentation déséquilibrée, la sur-consommation de psycho stimulants.

A cela s’ajoute l’absence de contact social, de loisir, de créativité, d’immersion dans la nature, la frustration affective, le stress chronique et le déséquilibre émotionnel.Telle est la programmation que des générations de soignants intègrent à leur insu: le corps doit être domestiqué et se faire oublier.

Le corps est infantilisé, réduit à une mécanique que l’on dit inégalée et que l’on considère pourtant grossière.Son extraordinaire savoir faire, ses millions d’années d’évolution, son expérience de tout temps à utiliser la Vie pour developper des compétences nouvelles sont oubliés en faveur des objectifs et des appréhensions.Même ceux qui se destinent à la santé ne vivent pas son respect.

Le corps est pourtant d’une sophistication extrême, c’est un athlète de très, très haut niveau. Ce n’est pas l’épreuve mais l’absence de foi en sa compétence qui construit sa fragilité

La prochaine révolution médicale intègrera comment collaborer avec son Intelligence au lieu de la soumettre. »

Dr. Sophie Mainguy-Besnier, Médecine & Sens, Vice-présidente de We Care We Are

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